Papoterie du lundi : l’hypersensibilité, ça n’existe pas vraiment
Dans les papoteries du lundi, je me questionne et je partage avec vous mes réflexions. Aujourd’hui nous allons parler d’hypersensibilité puisque le 13 janvier c’est la journée mondiale de l’hypersensibilité.
Je suis quelqu’un de particulièrement sensible. Pourtant ce terme me questionne. Je me demande si l’hypersensibilité existe vraiment, notamment en psychologie.
Pour moi, la sensibilité est simplement un trait de personnalité plus ou moins prononcé en fonction des individus. Chacun d’entre nous est plus ou moins ordonné, sociable ou sensible.
Suis-je dans l’erreur ?
Réflexions sur l’hypersensibilité
Le préfixe hyper, tout d’abord suggère l’idée qu’il s’agit d’une pathologie comme hypertension. Il revêt immédiatement une connotation négative :
- Soit en évoquant une sensibilité « en trop »,
- Soit en l’abordant comme quelque chose « d’anormal » car supérieur à la norme
Dans tous les cas, une personne qualifiée d’hypersensible a, par définition, une sensibilité supérieure à la moyenne. Très bien, mais où se situe la moyenne? Ce seuil au-delà duquel nous sommes classé parmi les hypersensibles est-il le même pour tout le monde ? Personnellement, j’en doute. Ou alors, dépend-il de facteurs comme l’âge, l’éducation, la culture, les origines? Et puis, s’il y a des hypersensibles, c’est qu’il y a aussi des hyposensibles.
Réflexions sur la sensibilité
Il existerait donc des personnes « trop » sensibles et cette perception est renforcée par la place que la société accorde à la sensibilité, notamment dans le milieu professionnel. Être sensible, particulièrement dans le milieu professionnel, est souvent perçu comme une faiblesse. Au travail, il faut savoir :
- Prendre sur soi
- Taire ses besoins
- Cacher ses émotions
- Ne pas laisser transparaître ses sentiments.
Le mot d’ordre est clair : maîtrise de soi et impassibilité avant tout. D’ailleurs, le seuil de tolérance en matière de sensibilité au travail semble de plus en plus bas. Pourtant, paradoxalement, on valorise de plus en plus la bienveillance dans les discours managériaux. Mais s’agit-il d’une bienveillance sincère ou d’un simple effet de mode ? Cette question mérite une papoterie à part entière.
Réflexions sur les émotions
Les émotions négatives : colère, frustration, tristesse… sont désormais bannies de nos vies. Sous l’impulsion de la psychologie positive, on nous enjoint au bonheur, à l’épanouissement et à l’optimisme.
Ne baissez jamais les bras sinon vous êtes un faible. N’exprimez pas votre colère au risque de passer pour une personnalité difficile. Ne parlez pas de votre tristesse en dehors du cabinet de votre psy. Bref, souriez, mais ne montrez pas un enthousiasme débordant non plus, c’est puéril. On nous enjoint à la maîtrise de nos émotions.
Questionnements sur l’hypersensibilité
Aujourd’hui, je pars donc en quête d’informations, de témoignages et d’études sur l’hypersensibilité. Le but ? Vous offrir prochainement un article détaillé sur l’hypersensibilité et trouver les réponses à mes questions :
- Qu’entend-on vraiment par hypersensibilité ?
- L’hypersensibilité est-elle une simple étiquette à la mode ou a-t-elle une réelle existence réelle en psychologie ?
- Et si oui, comment définit-on le seuil au delà duquel un individu est qualifié d’hypersensible?
Je partagerai avec vous mes découvertes et mes réflexions dans un prochain article.
Papotons ensemble : Pour vous l’hypersensibilité existe-t-elle vraiment?


